Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 20:31
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"Nos" Compagnons de la chanson

Nous aimons aussi rencontrer des artistes à l’accent chaud et au cœur imposant. Fred Mella, ancien soliste des Compagnons de la chanson, représente toujours sur scène ce groupe avec lequel il a poussé la note durant plus de quarante ans, tout autour du Monde ! comp1.jpg

Ici, dans le chaleureux café chantant de Langan en Bretagne, il vient de tomber la veste et interprète en bras de chemise blanche (tenue que le groupe avait adoptée) les poignants Galérien, Chanson de Lara, Trois cloches… Il montre aussi une prédilection pour son ami Brassens, dont il reprend des refrains parfois canailles…





Le voici encore, invité à Paris par les Amis de Cocteau et ceux de Piaf (chanteuse dont il « postfaçait » comp3.jpg l’autobiographie, sortant ce jour-là). Il retrouve à cette occasion Gérard Sabbat, humoriste du groupe. Celui-ci nous fera découvrir un club d’Amis des compagnons, riche en documents rares.

Les Compagnons proposaient sur scène de la chanson animée, donc visuelle autant qu’auditive. Nous avions réalisé à l’époque de leur apogée des photos où on peut les voir dans diverses facéties.

TEMOIGNAGE D’UN FIDELE DES COMPAGNONS :

« Ecoutez leurs voix s’aligner l’une à l’autre, pareilles aux feux de la saint Jean qui se communiquent de colline en colline. Ecoutez-les se taire et se répondre, écoutez-les s’éparpiller et se regrouper comme le mercure. »

Ecoutons-les donc, à l’invitation de Jean Cocteau qui, outre le texte ci-dessus(1), avait écrit le texte de présentation à la Comédie française d’un groupe connu jusqu’alors comme Compagnons de la France puis de la Musique, jusqu’à ce que Les trois cloches, chantées avec Edith Piaf dans le monde entier, les consacrent pour plus de quarante ans Compagnons de la Chanson.

comp2.jpg Ces troubadours de notre époque s’accompagnent eux-mêmes avec toutes sortes d’instruments, certains ramenés de leurs tournées : crécelle dans Si tu vas à Rio, castagnettes dans La Costa Brava, cornemuse, trompette, bandonéon et même instruments de leur invention… Les voici tour à tour sur scène bateleurs et même clowns, à moins qu’ils ne se fassent plus graves devant la guerre (La chanson de Lara, Julia…) ou un monde perdant la poésie des forêts et des champs (Ma terre, L’homme qui se rappelle…).

Groupe folklorique, ils ne le sont pas. Pourtant c’est avec une étonnante maîtrise qu’ils ont fait leurs les rythmes de la Nouvelle-Orléans (Jour de fête en Louisiane), de la Provence (Mamaï)…
Groupe classique ils ne le sont pas, bien que la parodie qu’ils savent donner en perruques et costumes d’époque d’une musique de chambre XVIIIème dénote une grande connaissance de l’art de la clarinette et de la contrebasse.
La multiplicité de leurs dons, la générosité de leur inspiration font qu’ils échappent à l’analyse, et découragent qui voudrait leur accoler une étiquette.
Celle du génie seule semble leur convenir, à condition de ne pas oublier, à côté de ce génie, le superbe travail de répétition à la base de jeux de scène complètement au point !

comp5.jpg La voix chaude de Fred Mella, qui sait s’amplifier graduellement comme dans l’espoir qu’il nous jette au cœur à la fin des Trois cloches (« Ne tremblez pas cœurs fidèles ») fait de ce soliste-soleil le principal instrument. C’est bien grâce pour beaucoup aux variations permises à cette voix que le groupe peut à certains moments déposer ses instruments, ou s’accompagner d’une discrète guitare. En ces instants privilégiés et plus émouvants, ce n’est plus que le chœur à nu de huit hommes parfaitement synchronisés qui entonne, sur fond d’hymne au bonheur et aux couleurs du temps, un plaidoyer sans mots pompeux, mais fameusement convaincant, pour l’harmonie. Prenez un peu Si tous les gars du monde, pour « voir »…

Ils sont de notre bord, ils donnent forme à nos espoirs. D’autres de leurs chansons savent, en trois ou dix minutes, nous proposer une échappée réellement efficace à notre vie quotidienne.

Bravo les Compagnons ! Toutes les générations et tous les pays qui vous ont vus, tous ceux qui vous entendront, peuvent témoigner combien vous dites vrai dans Le marchand de bonheur :
« Vous me verrez passer
Chacun à votre tour
Passer au vent léger
Au bon vent de l’amour ».

Jean-Claude AMRHEIN

(1) Admirable texte d’un poète intelligent et, si fade que paraisse le mot pour certains, gentil. Disponible en son entier auprès de nous sur simple demande.

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www.compagnonsdelachanson.com

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http://compagnons.verclaud.fr/accueil.html


Par Objectif Aventure - Publié dans : Souvenir
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